Parking aérien !

Le meilleur du Printemps du rire est derrière nous. Depuis que Gustave Parking a salué, mercredi, au théâtre des Mazades son public avant de s’en répartir pour Paris avec, dans sa valise, tout ce qu’il nous fallait pour rigoler encore des siècles.

Bougre de blagueur, clown désopilant, faiseur d’instant immortels, d’images vivantes et tordantes. Car ici, pas d’humour tarte a la crème, pas d’imitation convenue.

Dans la maison Gustave, on va chercher le drôle, la, oû il sommeillait depuis des lustres.Dans une botte de poireaux, un artichaut, une piscine gonflable transformée en carapace d’escargot…

Le père Gustave détourne un ventilateur, un ballon, un escabeau, un mot, une expression avec la même agilité, le même bonheur que d’autres détournent des fonds. Car son fond de commerce à lui, c’est l’enfance et son univers; un monde au rendez-vous de la magie, du déguisement, de l’acrobatie, du farfelu, et autres immortels ressorts de l’imagination.

De cette orgie de bonne humeur et de trouvailles, assortie de bons mots, et de quelques flèches acerbes àl’attention des racistes des chasseurs et autres politiques véreux, le spectateur ressort aussi émerveillé que regonfle.Certain que le monde manque de Parking et que les Parkings de tous poils manquent encore trop d’échos médiatiques.

Lui, pénard, hilare, semble s’en moquer. Il a son public qu’il manipule comme une marionnette, ses blagues « pipi -zizi » mais jamais cradingues, sa valise a malice, ses histoires de jardinier, amoureux de tondeuses et de nains de jardins, ses réflexions douces et piquantes sur lesquelles il nous laisse réfléchir en riant…

A la fin du spectacle, l’homme se pointe dans la salle, serre quelques louches, demande comment c’était et signe a n’en plus finir, toutes griffes rentrées, des autographes personnalisés à un groupe de jeunes handicapés légers venus l’applaudir chaudement.car la maison Parking ne se contente pas d’être géniale.Elle est aussi humaine.

C.G.